À propos de Daniel Bay

Je suis né dans les années 80 ou dans les années 90.
Je suis un loup solitaire.
Je fais surtout de la photo de rue, et quand je fais de la photo de mode, c’est dans la rue ou dans des décharges publiques.
J’habite à Paris mais je déteste photographier Paris : je préfère m’aventurer dans des endroits où les autres photographes ne vont pas.
J’essaye de produire des images de cinéma avec la street comme unique matériau.
Mes photos sont comme des peintures ou des scènes de films.
Je ne prépare jamais rien, je prends juste un billet d’avion, je débarque dans les villes, je me balade un peu au hasard. Les seuls endroits où je vais volontairement sont ceux où l’on m’a déconseillé d’aller.
Je ne suis pas influencé par d’autres photographes, j’essaye de tracer mon chemin et de développer mon style : ma culture n’est pas photographique, elle est musicale (rap, soul, funk, reggae, afro-beat, trip-hop, pop, musiques latines, chanson française, musique classique), littéraire (Céline, Calaferte, Hemingway, Huysmans, Poe, Ellis, Despentes, Dostoïevski, Fante) et cinématographique (Kurosawa, Peckinpah, Cassavetes, Haneke, Herzog, Iñárritu, De Palma, Polanski, Lynch, Scorsese, P.T Anderson, Tarantino, les frères Coen, Fincher, Audiard, Noé, Woo, Kar-Wai…). Je ne serai jamais un spécialiste de l’histoire de la photo, car je veux être libre de faire ce que je ressens, selon ma définition du “cool”, jamais dans la tendance, mais toujours dans la bonne direction.
